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Retrouvez ici  le podcast de l’émission du 27 mai 2026.

Microplastiques : les animaux de compagnie sont-ils exposés ?

Microplastiques : les animaux de compagnie sont-ils exposés ?Aujourd’hui, on parle d’un ennemi totalement invisible : les microplastiques. On en trouve partout — dans l’eau, l’air, les aliments — et nos animaux de compagnie n’y échappent pas. Même un chat qui vit exclusivement en appartement est exposé.

Sérieusement ? Même sans mettre une patte dehors ?

Absolument. Une étude publiée en 2022 dans Environmental Science & Technology a mis en évidence la présence de microplastiques dans les selles de chiens et de chats. Ça veut dire une chose simple : ils en ingèrent tous les jours. Chez le chat, c’est souvent via le toilettage, en avalant les poussières domestiques. Chez le chien, on retrouve aussi l’eau, les sols… et surtout l’alimentation industrielle, qui peut être contaminée lors de la fabrication ou via les emballages.

Mais est-ce qu’on sait si les microplastiques les rendent malades ?

Pas encore de preuve directe chez les animaux de compagnie, soyons rigoureux. Mais on sait que ces particules agissent comme des “éponges” à toxiques : phtalates, bisphénol A, métaux lourds. Chez l’humain, des travaux récents montrent des effets sur l’inflammation, le microbiote intestinal et le système hormonal. Dire que c’est sans conséquence chez le chien ou le chat serait une hypothèse très fragile, pour rester poli.

Donc concrètement, on fait quoi ?

On ne va pas supprimer le problème, c’est impossible aujourd’hui. En revanche, on peut limiter l’exposition : éviter les gamelles en plastique, préférer l’inox ou la céramique, ne pas chauffer les aliments dans du plastique, privilégier une alimentation de qualité mieux contrôlée, et éviter les jouets bas de gamme qui se dégradent et finissent… dans l’estomac.

Ce n’est pas une urgence clinique aujourd’hui, mais c’est un vrai sujet de santé environnementale. Et comme souvent, ce que mangent — ou respirent — nos animaux est un excellent indicateur de ce que nous absorbons nous-mêmes.

 

Crédit photo: Antoine GIRET / Unsplash